Ziggy Marley n’aime pas que le reggae, il aime aussi le dancehall et il le prouve en sortant sa propre compilation Dancehall, rendant hommage aux créateurs du genre.
La sortie de « Dancehall Originators Vol 1″ sur le label Tuff Gong est imminente. Tenez vous prêts!
En attendant sa sortie voilà la tracklist prometteuse :
1. Hot This Year – Dirtsman
2. Big, Bad, And Bold – Chaka Demus
3. Take It Easy – Peter Metro Feat. Tanto Metro
4. So Sweet – Pinchers
5. Look Work – Josey Wales
6. Rougher Than Dem – Charlie Chaplin
7. King Fe Dancehall – Yellow Man
8. Stop It – Coco Tea
9. Dancehall Vibes – General Trees
10. Mr. Bad Mind – Buju Banton
11. The Originator – U-Roy & George Nooks
12. Taking You Back Mega Mix – DJ Roy Of Road International
Greenselves a réédité cet album qui est sorti pour la première fois au début des années 80 mais qui n’a pas connu le succès escompté. Pourtant le groupe Cultural Roots, dont on ne sait pas grand chose, aurait mérité d’être mieux exposé.
Enregistrés au studio de King Tubby et mixés par lui-même assisté de Scientist, ces 10 titres ont un son dense, des harmonies travaillées et des paroles militantes (on s’en doutait avec le non du groupe et le titre de l’album). Cultural Roots dénoncent voleurs, menteurs et criminels (» Thiefs, Liars and Criminals» ), mais ils rendent aussi un bel hommage à leur musique (» Reggae Music» ).

Après tant d’années de carrière, on peut affirmer que Spear est un véritable monument du reggae.
In nous offre toujours un reggae roots traditionnel, des textes d’influence rastafariennes (comme l’indique le titre de l’album), le tout poussé par une voix déclamatoire toujours reconnaissable.
Même si ces derniers temps, ces albums étaient un peu tous identiques, sans grandes nouveautés, ce « Calling Rastafari» semble bénéficier d’une nouvelle dynamique.
Même si quelques morceaux sont un peu en dessous, les 11 morceaux de ce LP devraient contenter les fans de toujours et peut-être même faire découvrir Burning Spear à de nouveaux futurs fans.

Voici un album de rééditions bienvenu pour tout ceux ne connaissant pas la voix enchanteresse de Freddie McGregor. Cette compilation rassemble des titres publiés pour la plupart dans les années 80. Le titre « Accross The Border» entame cet album où figurent des grands classiques comme « Lover’s Rock» ou « Chant Down Babylon Kingdom» , « Jah Can Count on I» issus de son premier album, Mr McGregor (1979).

Plus roots tu meurs ! Après le guitariste Earl « Chinna» Smith, cette deuxième livraison de la collection Inna de Yard met à l’honneur Kiddus I, qui signe pour l’occasion son tout premier véritable album. Enregistré dans la cour de Earl « Chinna» Smaith, abec une guitare acoustique et quelques percussions nyabinghis, le disque présente des titres dans leur plus simple expression. On entend les ongles sur les cordes, les hésitations, les mouvements de Kiddus I autour du micro. les morceaux sont fragiles, parfois à la limite de dérailler. Mais la grâce opère. On a l’impression de s’etre glissé comme un intrus dans la cour de Kingston et d’assister à une naissance, enveloppé par la musique. Kiddus I délivre un blues aérien qui fait mouche.
Extrait :

De la famille dub français, High Tone a toujours été le groupe le plus tourné vers le hip hop et les musiques électroniques. Avec ce troisième album brutal, les Lyonnais s’engouffrent encore un peu plus dans cette voie. Sur une bonne moitié du disque, on est est balloté par une drum n’ bass acide et tonitruante, assailli par des sons industriels d’où jaillissent parfois des flows hip hop. Comme dans une free party au petit matin, le dub est réservé à la descente, toujours teinté d’un arrière goût métallique. Les motifs orientaux et des pulsations ouateuses finissent tout de même par ouvrir des horizons plus sereins. Mais c’est bien un univers sombre et urbain que dépeint l’ensemble de ce Wave Digger, ce que l’on pressentait déjà sur leur dernier enregistrement live. High Tone appréhende le dub comme dénominateur commun de ses expérimentations musicales, quitte à s’éloigner des canons du genre.
Extrait :


