Eek-a-mouse

Biographie d’Eek-a-mouse

Eek-A-Mouse, de son vrai nom Rypton Joseph Hylton, est une légende du reggae jamaïcain, né le 19 novembre 1957 à Kingston. Connu pour son style unique et son influence sur la scène musicale, son parcours a été marqué par des hauts et des bas, mais sa signature sonore reste incontestée.

Ses premiers pas dans le reggae

Eek-A-Mouse grandit à Kingston, où il découvre une passion pour le chant à l’âge de 15 ans, encore étudiant. À 17 ans, en 1974, il enregistre ses deux premiers titres, My Father’s Land et Creation, sous son vrai nom. Ces morceaux sont produits par son professeur de mathématiques, M. Dehaney, une collaboration qui marque ses débuts dans l’industrie musicale.

L’ascension d’Eek-A-Mouse

C’est en 1980 que le chanteur jamaïcain commence à se faire un nom en collaborant avec des artistes et producteurs tels que The Papa Roots, Black Ark, et Jah Life.

Il sort son premier single controversé Wa Do Dem en 1981, suivi de Modelling Queen, les deux extraits de son premier album Bubble Up Yu Hip.

Cet album, produit par Linval Thompson, est un tournant dans sa carrière. La même année, il enchaîne avec les singles Once A Virgin, Modelling Queen, et Virgin Girl, qui rencontrent un grand succès.

Collaboration et explosions musicales

En 1982 et 1984, Eek-A-Mouse est programmé au festival Reggae Sunsplash, un événement majeur de la scène reggae. Sa prestation est remarquée, notamment grâce au titre Biddy Biddy Beng.

Il continue à accumuler les succès, collaborant avec des talents comme Scientist, Junjo Lawes, et les Roots Radics. Ces collaborations permettent à Eek-A-Mouse de marquer l’histoire du reggae avec un son distinctif et une voix inimitable.

Les années 80 et 90 : La carrière en expansion

En 1985, il sort son premier album Assassinator sous le label RAS Records, produit par Anthony et Ronald Welch.

L’artiste traverse cependant une période de baisse d’audience, ce qui l’amène à enregistrer son album suivant en Angleterre avec le producteur Cliff Carnegie.

Toutefois, son succès se relance en 1988 avec Eek-A-Nomics, un album qui rencontre un fort accueil auprès de son public.

En 1989, il signe avec le prestigieux label Island et commence à diversifier ses activités, décrochant même un rôle dans le film New Jack City en tant que « Fat Smitty ».

Il enchaîne les albums tout au long des années 90, collaborant avec des producteurs comme Augustus Clarke, Daddy-O et Matt Robinson.

L’apogée et la transition musicale

En 1996, Eek-A-Mouse sort Black Cowboy sous le label Sunset Blvd./Explicit. Bien que sa voix semble avoir baissé d’une octave, son style unique, le fameux « bingy-boingy », reste intact.

Dans les années 90, il maintient une incroyable productivité, enchaînant entre 200 et 250 concerts par an et collaborant avec des artistes comme Cocoa Brovaz, POD, et MC Torch.

Retour sur le devant de la scène

Au début des années 2000, Eek-A-Mouse poursuit sa carrière avec des albums comme Eeksperience (2001), Mouse Gone Wild et Eek-A-Speeka, tous deux salués par ses fans.

Cependant, sa carrière prend un tournant en 2008 avec une polémique qui éclate lors d’une conférence de presse.

La controverse de 2008

En juin 2008, lors d’une conférence de presse à Carifest CARES, Eek-A-Mouse fait des déclarations controversées à connotation raciste.

Répondant à une question, il lance une violente diatribe contre les « blancs » qu’il accuse de monopoliser le reggae, citant des artistes comme Sean Paul, Shaggy, Matisyahu et même Bob Marley. Selon lui, ces artistes blancs « récupèrent de l’argent du reggae », laissant les artistes noirs dans l’ombre.

Cette sortie polémique n’a pas tardé à faire réagir, et l’organisation du Carifest s’est rapidement dissociée des propos d’Eek-A-Mouse, regrettant cet incident et déplorant le dérapage d’un artiste visiblement amer face à l’évolution de sa carrière.

Eek-a-mouse : une légende du reggae

Malgré les controverses et les turbulences, Eek-A-Mouse demeure une figure incontournable du reggae jamaïcain. Son influence et son style unique ont marqué plusieurs générations de fans, et il continue à être respecté pour sa contribution à la musique reggae.

La discographie d’Eek-a-mouse

1978 : His First EP

1981 : Wa-Do-Dem

1982 : Bubble Up Yu Hip

1982 : Skidip!

1983 : The Mouse and the Man

1984 : The Assassinator

1984 : Mouseketeer

1984 : Live at Reggae Sunsplash

1985 : The King And I

1987 : The Very Best Of

1988 : Mouse-A-Mania

1988 : Eek-A-Nomics

1991 : U-Neek

1991 : Wa-Do-Dem (Remastered)

1994 : Live @ Rotterdam

1996 : Black Cowboy

1997 : Ras Portraits

2001 : Eeksperience

2001 : Greensleeves Wa-Do-Dem

2001 : Live @ Darmstadt (central station)

2003 : The Very Best Of – Vol 2

2004 : Mouse Gone Wild

2004 : Eek A Speeka

2008 : Most Wanted

2011 : Eekziled

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